7.6.09

L'amour comme par hasard




L'amour comme par hasard - d'Eva Rice


coup de coeur:







1954. Pénélope et Charlotte, deux jeunes anglaises issues d'un milieu d'aristocrates désargentés, sont folles du chanteur Johnnie Ray, qui fait fureur sur la scène musicale des deux côtés de l'Atlantique. Harry, le cousin de Charlotte, essaie de reconquérir une extravagante actrice américaine qui s'est fiancée avec un autre. Pénélope est subjuguée par l'irrésistible Rocky Dakota, agent de cinéma hollywoodien de vingt-cinq ans son aîné. Mais Rocky va-t-il s'intéresser à elle ou à sa mère, une veuve éblouissante qui ne s'est jamais remise de la mort de son mari adoré, tué à la guerre ? Un magnifique manoir qui menace de tomber en ruines sert de toile de fond à ce marivaudage à l'anglaise dans lequel Eva Rice réinvente les jeux de l'amour et du hasard à l'époque de la naissance du rock'n roll. Ce roman plein d'esprit et d'intelligence nous fait connaître une galerie de personnages plus attachants les uns que les autres, dans une Angleterre d'après-guerre où la modernité vient heurter les traditions les mieux enracinées.


Que dire de plus sinon que ce roman est tout simplement génial ? Je l'ai pris - peut être l'avez vous deviner- parce qu'un des personnages s'appelle Charlotte, que la couverture était jolie et que le résumé me plaisait énormément. Et l'apparence n'est que la partie visible de l'iceberg ! On s'attache à Pénélope, une grande gaffeuse qui rougis pour un rien et à Harry, ce garçon qui n'est pas le plus beau de Londres " mais bien le plus intéréssant" . On en veut à Marina, actrice américaine dévergondée, d'accaparer l'esprit d'Harry tout au long ( ou presque ) de l'histoire. On aime Charlotte et tout le mystère qui plane autour d'elle et de son Teddy Boy. On aime tout, on aime la grande demeure Magna, on aime Rocky Dakota, oui, vraiment, on aime tout.

Pour ma part, en tant que fille bizarre ( oui car Speed Racer est mon film préféré, je conçois, ça doit vraiment être bizarre ), j'ai adoré, mais a-do-ré le personnage d'Harry. Ce garçon avec ses cheveux en bordel, son oeil bleu et son oeil marron, ses répliques cinglantes, son petit côté magicien, ses observations silencieuses et ses paroles toujours tellement justes... Oh oui, Harry est de loin le garçon "le plus interessant" de Londres, sans aucun doute.
Ce fond de Rock'n'Roll aussi, c'est vraiment bien trouvé, cette jonction Johnnie Ray- Elvis Presley, c'est génial !
J'aimerais ne pas avoir à le classer dans les Chick-Lit, c'est vrai que ça puise dans le même registre mais c'est plus intélligent, plus léger, plus tout ! C'est un chick-lit largement plus enlevé, qui fait plaisir, qui nous emmène autre part, là où l'on voudrait être, au milieu de tout ces personnages de la haute aux multiples facettes.

Vraiment, c'est un de mes préférés, il doit arriver en 2eme place après les Ames Vagabondes . Il me tarde d'en lire un autre d'Eva Rice !
C.

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